"Sam, capitaine de soirée"

Publié le par LesTroisSam





          L’opération Capitaine de soirée a vu le jour en 1997. D’abord expérimentée dans quelques départements, l’opération a été étendue en 2000 à l’échelon national.

Au total, l’association Prévention Routière, avec l’aide de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) a déjà organisé plus de 14 000 soirées « Capitaine de soirée », et touché ainsi plusieurs centaines de milliers de jeunes. Les comités départementaux de l’association Prévention Routière mènent également des opérations de sensibilisation dans les bars et dans les centres-villes en fin d’après-midi, où les bénévoles distribuent des éthylotests et des cartes à gratter pour inciter les jeunes à désigner leur capitaine de soirée.

L’association met également gratuitement à disposition des organisateurs de soirées étudiantes du matériel de prévention via ses comités départementaux ou en commandant sur le site internet www.rentrerenvie.fr.

Le Capitaine de soirée, c’est « l’homme-clé » des sorties parfois arrosées. Le temps d’une soirée, ce fêtard désigné à l’avance, endosse le rôle du conducteur sobre qui raccompagne ses troupes à bon port. Il ne boit pas d’alcool, mais ne renonce pas à s’amuser pour autant ! Le conducteur désigné a simplement conscience que le mélange conduite-alcool est un cocktail mortel.

On ne naît pas « Capitaine de soirée », on le devient ! Par conviction, par hasard ou tout simplement parce que c’est à son tour de conduire et donc de ne pas boire. Pour désigner entre amis le conducteur qui ne boira pas, il existe un nombre infini de méthodes. De la partie de claques aux chaises musicales, en passant par le « ni oui, ni non », voici un petit panorama déjanté des jeux de désignation. Le principe le plus simple consiste à établir un système de roulement. « Ok, ce soir, je conduis et je ne bois pas, mais le week-end prochain, c’est toi ! ».

Quel que soit le mode de désignation, le « Capitaine de soirée » doit honorer la confiance de ses passagers jusqu’au bout : prendre la route sans avoir bu d’alcool.

Les opérations « Capitaine de soirée » montent en puissance dans le monde étudiant. Tout le monde s’y retrouve : les fêtards, les organisateurs et plus généralement l’école ou l’université. Le dispositif peut contribuer à sauver des vies tout autant qu’à changer les mentalités. Le message, délivré par les organisateurs de soirées, passe bien et est moins moralisateur que s’il est diffusé par les forces de l’ordre !

En 2009, 92% des français interrogé (entre 18 et 25ans) disent avoir déjà désigné un capitaine de soirée. Toutefois, la France demeure l'un des pays où les jeunes prennent le plus de risques (au cours de sa dernière soirée, 1 jeune Français sur 4 a conduit après avoir bu de l'alcool et 1 sur 10 en a bu plus de 2 verres), et jouent le plus avec les limites légales d'alcoolémie. (41% des conducteurs interrogés admettent en effet boire juste ce qu'il faut pour rester en dessous du seuil légal d'alcoolémie.)

ATTENTION ! 

 

Un effet pervers propre à ce type de campagne : sous pretexte qu'une personne responsable ait été désignée, beaucoup y voient l'occasion de laisser aller! Excès en tout genre et consommation abusive d'alcool sont dès lors courants. De même pour le responsable : une fois son tour passé, il n'a plus a endosser le rôle de "Sam" et peut alors "compenser" pour la dernière fois en buvant bien plus qu'il ne l'aurait fait en temps normal.

Publicité

Publié dans Associations

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article